Le parc

Parc Joseph Magnin
Brazey en plaine : un parc à l’anglaise, du 19ème siècle au 21ème siècle.   Pour accompagner votre promenade…

Ainsi pourrait commencer la visite…
 Monsieur Magnin, Joseph, a 52 ans. Nous sommes en 1876. Il vient de descendre du train à vapeur qu’il avait emprunté à Dijon. La gare est flambant neuve. Il faut vous dire que l’année précédente, en 1875 donc, notre homme a obtenu que le train s’arrête à Brazey et St Jean de Losne. Et donc, pour se rendre chez lui, il a fait tracer cette allée de platanes, jeunes et vigoureux, qu’il entend bien faire tailler en tête de chat, pour ainsi élever une voûte de feuillage qui le tiendra à l’ombre le temps d’aller à la gare….


Le parc Magnin: un parc à l’anglaise ?

Installer un parc à l’anglaise c’est construire un paysage, un cadre qui flatte le regard, mette en lumière des compositions qui semblent libres…
C’est tout l’inverse d’un jardin-parc à la française, dans lequel la ligne droite, la géométrie, la symétrie sont les modèles imposés à la nature. Le jardin à la française force le naturel, impose, montre, selon l’expression de Descartes, que « le Roi est devenu son maître et possesseur ». Dans le jardin à l’anglaise, la promenade n’est pas obligée par des allées autoritaires qui seraient autant de rails de l’esprit. Dans le jardin à l’anglaise, la nature ne cesse de dérailler, et c’est ce que l’esprit du promeneur vient y chercher.
Des pelouses, des boisés, des fourrés, des surprises au détour d’un pont sur un chenal surtout pas rectiligne. Le promeneur, selon son inspiration, erre, chemine, jusqu’à se perdre, mais ne s’y perdra pas, car ce jardin est fermé ;     …alors que le jardin de la Renaissance s’ouvrait sur la nature, au delà de ses plus grands arbres relégués en sa bordure…
Le jardin à l’anglaise est apparu en France à la révolution, quand, on le comprendra, le modèle du jardin « à la française » ne représentait plus qu’un régime politique déchu.
Mais le jardin à l’anglaise n’est pas une friche, une réserve naturelle… Son auteur, architecte, compose avec la lumière, les perspectives, la course du soleil, les heures du jour, les saisons. Pour le regard et les sens  du promeneur, ce doit être un embrasement végétal. Il commence au ras du sol, par une pelouse et ses massifs fleuris, puis des arbustes, ras, puis une strate plus élevée, et des arbres, dont on sait qu’adultes, ils seront parfois des géants…  La biodiversité rejoint la diversité des tracés. Donc le jardinier, fortuné, installe ici ce que le monde lui permet, car on voyage déjà en cette fin de 18ème siècle d’un continent à l’autre…

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